Lors de l’exposition de Satory en 1981 les sociétés Bachmann, Paul Boyé, Sofiltra Polman (devenu SP Défense), TMB et la division NBC du GIAT (aujourd’hui NBC-Sys) décidèrent de se regrouper en une association destinée à développer le savoir-faire français dans le domaine de la protection NBC.
Au fil des années l’association se développa et devint un groupement d’intérêt économique fort de 25 entreprises à la fin des années 80.
L’évolution du tissu industriel fait qu’aujourd’hui, les 14 entreprises membres du GIE Défense NBC représentent le savoir-faire français en matière de réponse industrielle aux besoins des militaires et des services de sécurité civile pour la lutte contre les agressions de nature NRBCE.
La menace NRBCE : l’évolution du sigle, de NBC à NRBCE.
L'étude et la gestion de la menace nucléaire, biologique et chimique (NBC) a longtemps été le domaine réservé des militaires.
Les risques nouveaux apparus au paroxysme de la guerre froide au milieu des années 80 ont conduit les experts civils issus des « think tanks » américains à rajouter au sigle un B (pour bactériologique), voire un deuxième (pour balistique). Suite à cette prolifération, certains textes parlaient de menace NRBBC...
Revenant à un concept plus simple, la plupart des spécialistes parlent depuis le milieu des années 90 de menace NRBC (R pour radiologique), reconnaissant ainsi le pouvoir de nuisance des « bombes sales » (explosif conventionnel associé à de la matière radioactive).
Toutefois, les primo-intervenants nord-américains amenés à être confrontés à des incidents ou attaques de ce type utilisent couramment le sigle NRBCE (E pour explosif, en Anglais CBRNE).
Cette adjonction n'est pas neutre car elle révèle la réalité de la réaction des secours sur le terrain. Comme l'ont montré de nouveau les attentats de Londres, toutes les explosions sont maintenant traitées par les secours comme étant potentiellement intentionnelles et à caractère biologique, chimique ou radiologique. Cela implique que tous les acteurs de la chaîne de secours du site aux hôpitaux doivent être spécifiquement formés et que les équipes multidisciplinaires de reconnaissance du site de l'explosion doivent être entraînées conjointement.
Lors du colloque du 29 mars 2007 organisé par le HCFDC, certains intervenants ont utilisé le terme de CBRN et d'autres le terme de NRBCE, qui semble faire ainsi officiellement son entrée en France.
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